Un comité de quartier, à Pessac, en bordure de Bordeaux. Des bénévoles qui organisent la fête des voisins, relaient les décisions de la mairie et portent la voix des habitants quand un projet d’aménagement arrive. Une structure minuscule à l’échelle d’une ville, et pourtant celle que les gens croisent le plus souvent dans leur boîte aux lettres.
Le projet a commencé par l’identité visuelle. L’exercice a ses contraintes propres, très différentes de celles d’une entreprise. Le logo doit rester lisible en noir et blanc, tenir sur un format modeste, et surtout pouvoir être repris par des bénévoles qui n’ouvriront jamais un logiciel de création. Autrement dit, il ne suffit pas qu’il soit réussi, il faut qu’il survive à son usage réel.
Est venu ensuite le gros du travail, plusieurs dizaines de feuilles de chou, ces petits bulletins d’actualité de la vie de quartier distribués en boîtes aux lettres. La difficulté d’un support récurrent n’est jamais dans le premier numéro, elle est dans le quarantième. Il faut un gabarit assez souple pour accueillir un contenu qu’on ne connaît pas à l’avance, et assez cadré pour que chaque numéro reste reconnaissable sans qu’on ait à tout repenser.
C’est un travail de mise en page peu spectaculaire, qui se juge sur la durée plutôt que sur une belle image isolée. Et c’est probablement le format d’information le plus lu du quartier, précisément parce qu’il arrive sans qu’on ait rien demandé.







